Une nouvelle : « Medecin de campagne »

Découvrez l’amorce de la nouvelle…

Médecin de campagne

C’était un beau dimanche d’été, de ceux où ils ne se passent rien dans les campagnes profondes, d’où tout le monde semble s’en être allé. Au bout de ce nulle part, la forêt n’était que calme : pas ou peu d’air, des oiseaux sans doute endormis en ce temps de début d’après midi chaud où les hommes n’ont toujours pas compris que le silence est de mise.

Là, comme toujours, je marchais, seule existait l’impression forte que je ne rencontrerai personne ce jour-là. Ce n’était pas difficile à vivre, non, plutôt agréable même, avec cette douceur si heureuse de la solitude, de ne pas exister, ou de n’être qu’une machine bien huilée qui marche. Une machine qui pense ? Quelle étrange chose de se dire pensant ou non… On dit les pires sottises à ce sujet, comme « l’homme pense tout le temps » ! Quelle supériorité serait alors celle du genre humain ! Quel heureux monde se serait bâti ! Croyez-vous notre monde plus agréable que celui des singes, des éléphants ou même des chiens ?

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